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Architecte
Nom d’utilisateur:
Corbusier
Localisation:
La Chaux-de-Fonds (Suisse)
Dates:
1887-1965
Sexe:
Homme
Oeuvres:

Vers une architecture
UrbanismeImage
La peinture moderne
L'art décoratif aujourd'hui5
Almanach d'architecture moderne 1925-1926
Architecture d'époque machiniste
Requête adressée à la Société des Nations
Une maison, un palais
Vers le Paris de l'époque machiniste
Précisions sur un état présent de l'architecture et de l'urbanisme
Clavier de couleur Salubra
Requête à Monsieur le président du Conseil de la Société des Nations
Croisade ou le crépuscule des académies
La ville radieuse
Aircraft
Quand les cathédrales étaient blanches
Les tendances de l'architecture rationaliste en rapport avec la peinture et la sculpture
Îlot insalubre no 6
Des canons, des munitions ?
Le lyrisme des temps nouveaux et l'urbanisme
Destin de Paris
Sur les quatre routes
La maison des hommes
Les constructions murondins
La Charte d'Athènes
Les trois établissements humains
Propos d'urbanisme 1945-1946
Manière de penser l'urbanisme
United Nations Headquarters
New world of space 1948
Grille C.I.A.M. d'urbanisme
Le modulor
Les problèmes de la normalisation :
L'unité d'habitation de Marseille
Poésie sur Alger
Poème de l'angle droit
Une petite maison
Le Modulor II
Architecture du bonheur, l'urbanisme est une clef
Les plans de Paris : 1956-1922
Von der Poesie des Bauens
Ronchamp carnet de la recherche patiente
Entretien avec les étudiants des écoles d'architecture
Second clavier des couleurs
L'atelier de la recherche patiente
Orsay Paris 1961
Le voyage d'Orient
Mises au point
Les maternelles vous parlent
Conférences de Rio

Citations:
Image


" Une maison est une machine à habiter.
L’architecture est le jeu, savant, correct et magnifique des volumes sous la lumière.
Nos yeux sont faits pour voir les formes sous la lumière ; les ombres et les clairs révèlent les formes ; les cubes, les cônes, les sphères, les cylindres ou les pyramides sont les grandes formes primaires que la lumière révèle bien ; l’image nous en est nette et tangible, sans ambiguïté. C’est pour cela que ce sont de belles formes, les plus belles formes. Tout le monde est d’accord en cela, l’enfant, le sauvage et le métaphysicien.
Une grande époque vient de commencer. Il existe un esprit nouveau. Il existe une foule d’œuvres d’esprit nouveau ; elles se rencontrent surtout dans la production industrielle. L’architecture étouffe dans les usages. Les « styles » sont un mensonge. Le style, c’est une unité de principe qui anime toutes les œuvres d’une époque et qui résulte d’un esprit caractérisé. Notre époque fixe chaque jour son style. Nos yeux, malheureusement, ne savent pas le discerner encore.
On met en œuvre de la pierre, du bois, du ciment ; on en fait des maisons, des palais ; c’est de la construction. L’ingéniosité travaille. Mais, tout à coup, vous me prenez au cœur, vous me faites du bien, je suis heureux, je dis : c’est beau. Voilà l’architecture. L’art est ici.
( Vers une architecture )

Travailler n’est pas une corvée, travailler c’est respirer
Avant la naissance même du raisonnement, le sentiment surgit qui porte à l’acte : la raison donne ensuite ses aises à l’esprit par diverses confirmations qui semblent indiscutables. Un être actif porte un esprit de vérité qui est son jugement. C’est un impératif qui est, en même temps que la force, la lucidité. Cet esprit de vérité, c’est la force de l’homme.
Lorsqu’une œuvre atteint son maximum d’intensité, de proportion de qualité d’exécution, de perfection, il se produit un phénomène d’espace indicible. Les lieux se mettent à rayonner, physiquement. Ils déterminent ce que j’appelle l’espace indicible c’est-à-dire un choc qui ne dépend pas des dimensions mais de la qualité de perfection, c’est du domaine de l’ineffable.
L’architecte a été plasticien ; il a discipliné les revendications utilitaires en vertu d’un but plastique qu’il poursuivait ; il a composé.
On mesure qu’il ne s’agit plus d’usages, ni de traditions, ni de procédés constructifs, ni d’adaptations à des besoins utilitaires.
Les architectes sont désenchantés et inoccupés, hâbleurs ou moroses. C’est qu’ils n’auront bientôt plus rien à faire. Nous n’avons plus d’argent pour échafauder des souvenirs historiques. Nous avons besoin de nous laver. Les ingénieurs y pourvoiront et ils bâtiront.
Faite pour des hommes, faite à l’échelle humaine, dans la robustesse des techniques modernes, manifestant la splendeur du béton brut, pour mettre les ressources sensationnelles de l’époque au service du foyer.
Il faut inventer, décréter les travaux de paix. L’argent n’est qu’un moyen. Il y a Dieu et le Diable - les forces en présence. Il est encore temps de choisir, équipons plutôt que d’armer. Ce signe de la Main ouverte pour recevoir les richesses créées, pour distribuer aux peuples du monde, doit être le signe de notre époque
Dans ce village vertical de 2000 habitants, on ne voit pas son voisin, on n’entend pas son voisin, on est une famille placée « dans les conditions de nature »-soleil, espace, verdure. C’est la liberté acquise sur le plan de la cellule, l’individu, le groupe familial, le foyer. Au plan du groupe social, c’est un bénéfice des service communs confirmant la liberté individuelle.
Le premier : fournir dans le silence, la solitude et face au soleil, à l’espace, à la verdure, un logis qui soit le réceptacle parfait d’une famille. Le second : dresser face à la nature du Bon Dieu, sous le ciel et face au soleil, une œuvre architecturale magistrale, faite de rigueur, de grandeur, de noblesse, de sourire et d’élégance.
Ce couvent de rude béton est une œuvre d’amour. Il ne se parle pas. C’est de l’intérieur qu’il vit. C’est à l’intérieur que se passe l’essentiel.
Je pense que si l’on accorde quelconque signification à mon œuvre d’architecte, c’est à ce labeur secret qu’il faut en attribuer la valeur profonde.
Les matériaux de l’urbanisme sont le soleil, les arbres, le ciel, l’acier, le ciment, dans cet ordre hiérarchique et indissolublement.
L’architecture n’a rien à voir avec les « styles ». Les Louis XV, XVI, XIV ou le Gothique, sont à l’architecture ce qu’est une plume sur la tête d’une femme ; c’est parfois joli, mais pas toujours et rien de plus.
L’architecture, c’est une tournure d’esprit et non un métier.
L’architecte, c’est formuler les problèmes avec clarté.
Si le soleil entre dans la maison, il est un peu dans votre cœur.
L'architecte, c'est formuler les problèmes avec clarté.
L'architecture actuelle s'occupe de la maison, de la maison ordinaire et courante pour hommes normaux et courants. Elle laisse tomber les palais. Voilà un signe des temps.
Le logis, c'est le temple de la famille.
L'architecture, c'est une tournure d'esprit et non un métier..."

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Je contesterai toute formule et tout outillage qui m’enlèverai la moindre parcelle de liberté...



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