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Philosophe
Nom d’utilisateur:
Pascal-Blaise
Localisation:
Paris (France)
Dates:
1623 - 1662
Sexe:
Homme
Oeuvres:
Citations:
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Topic : Monde comme volonté...

" Quelle différence entre un soldat et un chartreux, quant à l'obéissance ? car ils sont également obéissants et dépendants, et dans des exercices également pénibles. Mais le soldat espère toujours devenir maître, et ne le devient jamais, car les capitaines et princes même sont toujours esclaves et dépendants ; mais il l'espère toujours, et travaille toujours à y venir ; au lieu que le chartreux fait vœu de n'être jamais que dépendant ; ainsi ils ne diffèrent pas dans la servitude perpétuelle, que tous deux ont toujours, mais dans l'espérance, que l'un a toujours, et l'autre jamais..." p. 238 §539
Pensées - La morale et la doctrine)
Livre de poche 1972 ISBN : 2-253-00430-8

Topic : Cité de Dieu
" Nous ne cherchons jamais les choses, mais la recherche des choses..." (article IX-XXXIV)
(Pensées morales détachées)

" Il y a deux sortes d'esprit : l'esprit de géométrie et l'esprit de finesse..."
(Discours sur les passions de l'amour)

" Ni la contradiction n'est marque de fausseté, ni l'incontradiction n'est marque de vérité."
" Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.
Il n’y a de bien en cette vie que l’espérance d’une autre vie.
" Il importe à toute la vie de savoir si l'âme est mortelle ou immortelle."
" Incompréhensible que Dieu soit, et incompréhensible qu'il ne soit pas."
" Douter de Dieu, c'est y croire."
" Trop ou trop peu de vin interdit la vérité."
" Tous les grands divertissements sont dangereux pour la vie chrétienne ; mais entre tous ceux que le monde a inventés, il n'y en a point qui soit plus à craindre que la comédie."
" D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite pas et qu'un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu'un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons."
" La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique."
" Je ne crois que les témoins qui sont prêts à se faire égorger."
" Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point.
L’homme est un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant."
" La mode même et les pays règlent ce que l’on appelle beauté."
" Peu d’amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu’il n’y est pas."
" L’amour n’a point d’âge : il est toujours naissant.
Curiosité n’est que vanité. Le plus souvent, on ne veut savoir que pour en parler."
" Il faut savoir douter où il faut, se soumettre où il faut, croire où il faut."
" Celui qui sans autorité tue un criminel se rend criminel lui-même."
" Personne ne parle en notre présence comme il en parle en notre absence. L’union qui est entre les hommes n’est fondée que sur cette mutuelle tromperie.
Voulez-vous qu’on croie du bien de vous ? N’en dites point ! "
La nature a des perfections pour montrer qu’elle est l’image de Dieu, et des défauts pour montrer qu’elle n’en est que l’image.
On ne voit rien de juste ou d’injuste qui ne change de qualité en changeant de climat.
Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher.
Il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d'une chose.
Ce que peut la vertu d'un homme ne se doit pas mesurer par ses efforts, mais par son ordinaire.
Le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin.
Ceux que nous appelons anciens étaient vraiment nouveaux en toutes choses.
Mien, tien. - Voilà le commencement et l'image de l'usurpation de toute la terre.
Quand on voit le style naturel, on est tout étonné et ravi, car on s'attendait de voir un auteur, et on trouve un homme.
Les hommes, n'ayant pu guérir la mort, la misère, l'ignorance, se sont avisés pour se rendre heureux de n'y point penser.
Peu de gens parlent du doute en doutant.
Tout ce qui a été faible ne peut jamais être absolument fort.
Ils ne savent pas que ce n'est que la chasse, et non la prise qu'ils recherchent.
L'homme est plein de besoins : il n'aime que ceux qui peuvent les remplir tous.
L'homme qui n'aime que soi ne hait rien tant que d'être seul.
Nous sommes si présomptueux que nous voudrions être connus de toute la terre, et même des gens qui viendront quand nous ne serons plus.
Quelle vanité que la peinture qui attire l'admiration par la ressemblance des choses, dont on n'admire point les originaux !
La violence et la vérité ne peuvent rien l'une sur l'autre.
Le hasard donne les pensées et le hasard les ôte.
Le vrai se conclut souvent du faux.
L'homme est né pour le plaisir : il le sent, il n'en faut point d'autre preuve.
Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé.
Le silence est la plus grande persécution ; jamais les saints ne se sont tus.
La vraie morale se moque de la morale.
Il n'est pas certain que tout soit certain.
Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu'à les appliquer.
La chose la plus importante à toute la vie est le choix du métier : le hasard en dispose.
Peu de chose nous console parce que peu de chose nous afflige.
Si l'homme s'étudiait le premier, il verrait combien il est incapable de passer outre.
Que sert à l'homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme ? Qui veut garder son âme, la perdra.
Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre.
Entre nous, et l'enfer ou le ciel, il n'y a que la vie entre deux, qui est la chose du monde la plus fragile.
Ainsi s'écoule toute la vie. On cherche le repos en combattant quelques obstacles ; et si on les a surmontés, le repos devient insupportable.
"J'aurais bientôt quitté les plaisirs, disent-ils, si j'avais la foi." - Et moi, je vous dis : "Vous auriez bientôt la foi, si vous aviez quitté les plaisirs."
Les rivières sont des chemins qui marchent, et qui portent où l'on veut aller.
Le Christ sera toujours un mystère pour celui qui croit.
Quand on aime, il semble que l'on ait une toute autre âme que quand on aime pas !
Ce qui fait qu'on va si loin dans l'amour, c'est que l'on ne songe pas que l'on aura besoin d'autre chose que ce que l'on aime.
Travaillons donc bien à penser : voilà le principe de la morale.
Qui sait si cette autre moitié de la vie où nous pensons veiller n'est pas un autre sommeil un peu différent du premier.
La vie n'est bonne qu'à étudier et à enseigner les mathématiques.
Diseur de bons mots, mauvais caractère.
Quoique les personnes n'aient point d'intérêt à ce qu'elles disent, il ne faut pas conclure de là absolument qu'elles ne mentent point ; car il y a des gens qui mentent simplement pour mentir.
La vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi, qu’à moins d’aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître.
Les hommes sont si nécessairement fous, que ce serait être fou, par un autre tour de folie, de n'être pas fou.
Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force.
Les yeux sont les interprètes du cœur, mais il n'y a que celui qui y a intérêt qui entend leur langage.
Notre intelligence tient dans l'ordre des choses intelligibles le même rang que notre corps dans l'étendue de la nature.
Jamais on ne fait le mal si pleinement et si gaiement que quand on le fait par conscience.
L'art de persuader consiste autant en celui d'agréer qu'en celui de convaincre.
La délicatesse est un don de nature, et non une acquisition de l'art.
Deux choses instruisent l'homme de toute sa nature : l'instinct et l'expérience.
La concupiscence nous est devenue naturelle et a fait notre seconde nature. Ainsi il y a deux natures en nous : l'une bonne, l'autre mauvaise. Où est Dieu ? Où vous n'êtes pas.
Que chacun examine ses pensées, il les retrouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent.
Les belles actions cachées sont les plus estimables.
Les sens abusent souvent la raison par de fausses apparences.
L'éloquence continue ennuie.
L'éloquence est une peinture de la pensée ; ceux qui après avoir peint, ajoutent encore, font un tableau au lieu d'un portrait.
Nous souhaitons la vérité, et ne trouvons en nous qu'incertitude.
L'affection ou la haine changent la justice de face. Et combien un avocat bien payé par avance trouve-t-il plus juste la cause qu'il plaide !
La multitude qui ne se réduit pas à l'unité est confusion ; l'unité qui ne dépend pas de la multitude est tyrannie.
La raison nous commande bien plus impérieusement qu'un maître ; car en désobéissant à l'un on est malheureux, et en désobéissant à l'autre on est sot.
Quand dans un discours, se trouvent des mots répétés, et qu'essayant de les corriger, on les trouve si propres qu'on gâterait le discours, il faut bien les laisser.
Penser fait la grandeur de l'homme.
Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses.
Nous sommes plaisants de nous reposer dans la société de nos semblables : misérables comme nous, impuissants comme nous, ils ne nous aideront pas ; on mourra seul.
Notre raison est toujours déçue par l'inconstance des apparences.
Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j’ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.
Le plaisir des grands est de pouvoir faire des heureux.
La force est la reine du monde et non pas l'opinion, mais l'opinion est celle qui use la force.
Les respects signifient : incommodez-vous.
Morale et langage sont des sciences particulières mais universelles.
La nature s'imite. Une graine jetée en bonne terre produit. Un principe jeté dans un bon esprit produit.
Tout notre raisonnement se réduit à céder au sentiment.
Notre instinct nous fait sentir qu'il faut chercher notre bonheur hors de nous.
On doit avoir pitié des uns et des autres, mais on doit avoir pour les uns une pitié qui naît de tendresse, et pour les autres une pitié qui naît de mépris.
La vraie et unique vertu est de se haïr.
Tous les hommes cherchent le bonheur, même ceux qui vont se pendre.
Le temps guérit les douleurs et les querelles parce qu’on change, on n’est plus la même personne.
On ne consulte que l'oreille parce qu'on manque de cœur.
Plaisante justice qu' une rivière borne. Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà.
La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement et c’est pourtant la plus grande de nos misères.
C’est une maladie naturelle à l’homme de croire qu’il possède la vérité.
Les hommes se gouvernent plus par caprice que par raison.
Nous courons sans souci dans le précipice, après que nous ayons mis quelque chose devant pour empêcher de le voir.
Dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu’ils se font haïr.
Tous les hommes se haïssent naturellement l'un l'autre.
Qu'on laisse un roi tout seul sans compagnie, penser à lui tout à loisir ; et l'on verra qu'un roi sans divertissement est un homme plein de misères.
La succession de chercheurs est comparable à un seul homme qui apprend indéfiniment.
La vraie éloquence se moque de l'éloquence.
Il n'est pas bon d'être trop libre.
Deux visages semblables, dont aucun ne fait rire en particulier, font rire ensemble par leur ressemblance.
Trop de jeunesse et trop de vieillesse empêchent l'esprit.
Presque tous les malheurs de la vie viennent des fausses idées que nous avons sur ce qui nous arrive.
Le respect de la personne humaine se fonde sur son caractère irremplaçable.
Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais.
Ce qui m'étonne le plus est de voir que tout le monde n'est pas étonné de sa faiblesse.
Il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir, et assez d'obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire.
L’extrême esprit est accusé de folie, comme l’extrême défaut... C’est sortir de l’humanité que de sortir du milieu.
La nature de l'homme n'est pas d'aller toujours ; elle a ses allées et venues.
La tyrannie est de vouloir avoir par une voie ce qu'on ne peut avoir que par une autre.
La coutume est une seconde nature qui détruit la première.
On se croit naturellement bien plus capable d'arriver au centre des choses que d'embrasser leur circonférence.
Nous disposant toujours à être heureux il est inévitable que nous ne le soyons jamais.
Le plus grand des maux est les guerres civiles.
C’est être malheureux que de vouloir et ne pouvoir.
Il est dangereux de dire au peuple que les lois ne sont pas justes, car il n'y obéit qu'à cause qu'il les croit justes.
Il y a des mots incapables d'être définis.
La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l'orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir.
La concupiscence et la force sont les sources de toutes nos actions. La concupiscence fait les volontaires, la force les involontaires.
Quelque possession que l’homme ait sur la terre, quelque santé et commodité essentielle qu’il ait, il n’est pas satisfait s’il n’est pas dans l’estime des hommes.
Comme la mode fait l'agrément aussi fait-elle la justice.
Il ne faut pas moins de capacité pour aller jusqu'au néant que jusqu'au tout.
La raison a beau crier ; elle ne peut mettre le prix aux choses.
La sagesse nous envoie à l'enfance.
Il faut se connaître soi-même. Quand cela ne servirait pas à trouver le vrai cela au moins sert à régler sa vie, et il n'y a rien de plus juste.
Le manque de définition est plutôt une perfection qu'un défaut, parce qu'il ne vient pas de leur obscurité, mais au contraire de leur extrême évidence.
L’imagination, c’est cette partie décevante dans l’homme, cette maîtresse d’erreur et de fausseté, et d’autant plus fourbe qu’elle ne l’est pas toujours.
Il faut savoir douter où il faut, assurer où il faut, et se soumettre où il faut. Qui ne fait ainsi n’entend pas la force de la raison.
Les inventions qui ne sont pas connues ont toujours plus de censeurs que d’approbateurs.
Vivre avec l’espoir est une vie qui en vaut bien d’autres.
Quelle religion nous enseignera donc à guérir l'orgueil, et la concupiscence ?
Les hommes ont mépris pour la religion. Ils en ont haine et peur qu'elle soit vraie. (Pensée sur les religions)
Il y en a bien qui croient mais par superstition. Il y en a bien qui ne croient pas, mais par libertinage.
La plus grande des preuves de Jésus-Christ sont les prophéties. C'est aussi à quoi Dieu a le plus pourvu ; car l'événement qui les a remplies est un miracle subsistant depuis la naissance de l'église jusqu'à la fin.
Jésus-Christ est un Dieu dont on s'approche sans orgueil et sous lequel on s'abaisse sans désespoir.
Dieu. Les uns craignent de le perdre, les autres craignent de le trouver.
Deux excès : exclure la raison, n'admettre que la raison.
Il faut n'aimer que Dieu et ne haïr que soi. (Discours sur les passions de l'amour)
Dieu est une sphère infinie, dont le centre est partout et la circonférence nulle part.
Que l'âme soit mortelle ou immortelle, il est indubitable que cela doit mettre une différence entière dans la morale.
C’est le cœur qui sent Dieu, et non la raison..."

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Il ne faut pas le bruit d'un canon pour empêcher ses pensées.
Il ne faut que le bruit d'une girouette ou d'une poulie...



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