Vue du profil - Schopenhauer-Arthur

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Philosophe
Nom d’utilisateur:
Schopenhauer-Arthur
Localisation:
Francfort-sur-le-Main (Allemagne)
Dates:
1788-1860
Sexe:
Homme
Oeuvres:

1803-1804 Journal de voyage

De la quadruple racine du principe de raison suffisante

Sur la vue et les couleurs

Le monde comme volonté et comme représentationImage

L'Art d'avoir toujours raison

Les Deux Problèmes fondamentaux de l'éthique

Parerga et Paralipomena
Citations:
Image



Topic : volonté... (Suite)
" Pour prouver sa thèse, on peut aussi utiliser de fausses prémisses, et cela quand l’adversaire ne concéderait pas les vraies, soit parce qu’il n’en reconnaît pas la vérité, soit parce qu’il se rend compte que la thèse en résulterait automatiquement. Il faut prendre alors des propositions qui sont fausses en soi mais vraies ad hominem, et argumenter à partir du mode de pensée de l’adversaire ex concessis. Car le vrai peut aussi résulter de fausses prémisses, alors que le faux ne peut jamais découler de vraies prémisses."
(L'art d'avoir toujours raison)

Topic : volonté... (Suite)
" C’est ainsi que l’on peut réfuter des propositions fausses de l’adversaire au moyen d’autres propositions fausses qu’il considère toutefois comme vraies ; car c’est à lui que l’on a affaire et il faut utiliser son mode de pensée. Par exemple, s’il est adepte d’une secte quelconque que nous n’approuvons pas, nous pouvons utiliser contre lui les préceptes de cette secte en tant que principia (Aristote, Topiques, VIII, chap. 9)"
(L'art d'avoir toujours raison)





" Il ne faut pas empiéter sur l'avenir en demandant avant le temps ce qui ne peut venir qu'avec le temps." *
" Comment peut-on prétendre que les amis sont rares, dans le besoin ? Mais c'est le contraire. À peine a-t-on fait amitié avec un homme, que le voilà aussitôt dans le besoin et qu'il vous emprunte de l'argent."
" La meilleure occasion pour éprouver la sincérité d'un ami, c'est le moment où vous lui annoncerez un malheur qui vient de vous frapper."
" Les occasions de se taire et celles de parler se présentent en nombre égal, mais nous préférons souvent la fugitive satisfaction que procurent les dernières au profit durable que nous tirons des premières."
" Le matin, c'est la jeunesse du jour. Tout y est gai, frais et facile. Il ne faut pas l'abréger en se levant tard.
Le sommeil est pour l'ensemble de l'homme ce que le remontage est à la pendule."
" C'est précisément dans les petites choses, où il ne songe pas à soigner sa contenance, que l'homme dévoile son caractère."
" N'avoir jamais et d'aucune façon besoin des autres et le leur faire voir, voilà absolument la seule manière de maintenir sa supériorité dans les relations."
" Les neuf dixièmes de notre bonheur reposent sur la santé. Avec elle, tout devient source de plaisir."
" Quand on veut vivre parmi les hommes, il faut laisser chacun exister et l'accepter avec l'individualité, quelle quelle soit, qui lui a été départie."
" L'éloignement et la longue absence nuisent à toute amitié."
" La plupart des hommes sont tellement personnels qu'au fond rien n'a d'intérêt à leurs yeux qu'eux-mêmes et exclusivement eux. "
" Le monde dans lequel chacun vit dépend de la façon de le concevoir."
" Point de santé si l'on ne se donne tous les jours suffisamment de mouvement."
" Pour s'endurcir, il faut soumettre le corps à beaucoup d'effort et de fatigue, et s'habituer à résister à tout ce qui peut l'affecter, quelque rudement que ce soit."
" Cent fous mis en un tas ne font pas encore un homme raisonnable."
" Ne combattez l'opinion de personne ; songez que, si l'on voulait dissuader les gens de toutes les absurdités auxquelles ils croient, on n'en aurait pas fini, quand on atteindrait l'âge de Mathusalem."
" Aussi infailliblement que le chat se met à ronronner quand on lui caresse le dos, aussi sûrement on voit une douce extase se peindre sur la figure de l'homme qu'on loue."
" Tout ce qui est exquis mûrit lentement."
" Pour ne pas devenir très malheureux, le moyen le plus certain est de ne pas demander à être très heureux."
" Attribuer une haute valeur à l'opinion des hommes, c'est leur faire trop d'honneur."
" Ce que chacun recherche et aime avant tout, non seulement dans la simple conversation, mais encore à fortiori dans le service public, c'est l'infériorité de l'autre."
" Dans l'âge mûr, on s'entend mieux à se garder contre le malheur, dans la jeunesse à le supporter."
" Ma philosophie ne m'a rien rapporté, mais elle m'a beaucoup épargné."
L'homme ordinaire ne se préoccupe que de passer le temps, l'homme de talent que de l'employer."
" Le fou court après les plaisirs de la vie et trouve la déception ; le sage évite les maux."
" Ce n'est plus souvent que la perte des choses qui en enseigne la valeur."
" Il vaut mieux manifester sa raison par tout ce que l'on tait que par ce qu'on dit."
" L'essentiel pour le bonheur de la vie, c'est ce que l'on a en soi-même."
" La solitude offre à l'homme intellectuellement haut placé un double avantage : le premier, d'être avec soi-même, et le second de n'être pas avec les autres."
" L'activité est indispensable au bonheur ; il faut que l'homme agisse, fasse quelque chose si cela lui est possible ou apprenne au moins quelque chose."
" Dans la vie, nous combinons un plan ; mais celui-ci reste subordonné à ce qu'il plaira de faire au sort."
" Qui critique les autres travaille à son propre amendement."
(Aphorismes sur la sagesse dans la vie)

" L'égoïsme inspire une telle horreur que nous avons inventé la politesse pour le cacher, mais il perce à travers tous les voiles et se trahit en toute rencontre."
(La morale)

" On a reproché aux Allemands d'imiter tantôt les Français, tantôt les Anglais, mais c'est justement ce qu'ils peuvent faire de plus fin, car, réduits à leurs propres ressources, ils n'ont rien sensé à vous offrir".
" Si les autres parties du monde ont des singes ; l'Europe a des Français. Cela se compense."
(Caractères des différents peuples)

" Ce qui fait le prix de la science, de la connaissance abstraite, c’est qu’elle est communicable."
" Cette vieille erreur, qu'il n'y a de parfaitement vrai que ce qui est prouvé, et que toute vérité repose sur une preuve, quand, au contraire, toute preuve s'appuie sur une vérité indémontrée."
" Si la loi du matérialisme était la vraie loi, tout serait éclairci. Le "pourquoi" du phénomène serait ramené au "comment"."
" Persécuteur et persécuté sont identiques. L'un s’abuse en ne croyant pas avoir sa part de souffrance ; l'autre s'abuse en ne croyant pas participer à la culpabilité."
" Ce que raconte l'histoire n'est en fait que le long rêve, le songe lourd et confus de l'humanité."
" La vertu ne s'apprend pas plus que le génie.
Désirer l'immortalité, c'est désirer la perpétuation éternelle d'une grande faute."
( Le monde comme volonté et comme représentation)

L'homme qui a suffisamment de richesse intérieure préfère rester hors de la société, pour n'avoir rien à donner et rien à supporter.
(Maximes et pensées)

Dans nos pays monogames, se marier c’est diviser ses droits de moitié et doubler ses devoirs.
Les décorations sont des lettres de change tirées sur l'opinion publique.
Un mendiant bien portant est plus heureux qu'un roi malade.
L'être humain est, au fond, un animal sauvage et effroyable. Nous le connaissons seulement dompté et apprivoisé par ce que nous appelons la civilisation.
(Parega et Paralipoména)

Ne pas se rendre au théâtre, c'est comme faire sa toilette sans miroir.
(Observations psychologiques)

Ni aimer, ni haïr : voilà la moitié de toute sagesse. Ne rien dire et ne rien croire : voilà l'autre.
La religion catholique est une méthode pour obtenir le ciel en mendiant. Mais comme il est trop difficile à obtenir, les prêtres servent d'entremetteurs.
On porte ses défauts comme on porte son corps, sans le sentir.
(La vie, l'amour et la mort)

La vie d'un homme n'est qu'une lutte pour l'existence avec la certitude d'être vaincu.
L'État n'est que la muselière dont le but est de rendre inoffensive la bête carnassière, l'homme, et de faire en sorte qu'il ait l'aspect d'un herbivore.
Exiger l'immortalité de l'individu, c'est vouloir perpétuer une erreur à l'infini.
(Pensées et fragments)

Voleur un jour, volera toujours.
(Essai sur le libre-arbitre)

Il est aussi absurde de pleurer sur le temps où on ne sera plus, qu'il le serait de déplorer celui où l'on n'était pas encore.
(Métaphysique de la mort)

Les hommes sont mille fois plus acharnés à acquérir des richesses que la culture , bien qu’il soit parfaitement certain que le bonheur d’un individu dépend bien plus de ce qu’il est que de ce qu’il a.
La volonté est l'idée.
La femme est un animal à cheveux longs et à idées courtes.
La richesse est comme de l'eau salée : plus on en boit, plus elle altère ; il en est de même aussi de la gloire.
Cachez soigneusement votre supériorité de crainte de vous faire des ennemis.
Le destin mêle les cartes et nous jouons.
L'égoïsme régit le monde.
La vie n'est jamais belle ; seules les images de la vie sont belles.
Personne n'a vécu dans le passé, personne ne vivra dans le futur ; le présent est le mode de toute vie.
Le moyen de plaire en société est de laisser chacun parler de soi.
Entre les désirs et leurs réalisations s'écoule toute la vie humaine.
Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.
N’abrégez pas le matin en vous levant tard ; regardez-le comme une quintessence de la vie.
Une pitié illimitée envers tous les êtres vivants est la garantie la plus solide et la plus certaine de la bonne conservation des mœurs.
Les amis se prétendent sincères ; or ce sont les ennemis qui le sont.
Chacun est enfermé dans sa conscience comme dans sa peau.
Le médecin voit l'homme dans toute sa faiblesse ; le juriste le voit dans toute sa méchanceté ; le théologien dans toute sa bêtise.
Fumer la pipe dispense de penser.
Les femmes sont comme des miroirs, elle réfléchissent mais ne pensent pas.
Le sommeil est un emprunt fait à la mort pour l'entretien de la vie.
En cruauté impitoyable, l'homme ne le cède à aucun tigre, à aucune hyène.
Si un Dieu a fait le monde, je n'aimerais pas être ce Dieu, car la misère du monde me déchirerait le coeur.
Un mot de trop détruit toujours son intention.
Les femmes se partagent en femmes trompées et en femmes trompeuses.
Les rois et les domestiques ne sont désignés que par leurs petits noms : voilà les deux extrêmes de la société.
Le besoin sexuel est le plus violent de nos appétits : le désir de tous nos désirs.
Il a fallu que l’intelligence de l’homme fût obscurcie par l’amour pour qu’il ait appelé beau ce sexe de petite taille, aux épaules étroites, aux larges hanches et aux jambes courtes.
La condition caractéristique du rêve, c’est le sommeil.
Les femmes sont uniquement créées pour la propagation de l’espèce et toute leur vocation se concentre en ce point.
La beauté est une lettre de recommandations qui conquiert tous les cœurs du premier coup.
Ce qui rend les hommes sociables est leur incapacité à supporter la solitude et donc, eux-mêmes.
Une démonstration grandiose de la misérable subjectivité de l’homme qui lui fait tout rapporter à lui-même est offerte par l’astrologie qui met en rapport la trajectoire des grands corps célestes et le misérable moi.
Le monde visible n’est que le miroir de la volonté.
Toutes les religions promettent des récompenses pour les qualités de cœur ou de volonté, mais aucune pour les qualités d’intelligence ou de compréhension.
Tout enfant est en quelque façon un génie, et tout génie un enfant.
Plus un homme est bête et moins l'existence lui semble mystérieuse.
Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?
On n'est libre qu'en étant seul.
La richesse est pareille à l'eau de mer : plus on en boit, plus on a soif.
Par des citations on affiche son érudition, on sacrifie son originalité.
S’il ne restait que deux hommes au monde, le plus fort n’hésiterait pas une minute, à défaut de suif pour frotter ses bottes, à tuer son unique compagnon afin d’en prendre la graisse.
Tel est le propre de l'action, positive ou négative, moralement bonne, d'être dirigée en vue de l'avantage et du profit d'un autre.
Se marier s'est faire tout son possible pour se faire prendre en horreur par quelqu'un.
La politesse est sage : la grossièreté, par conséquent, stupide. Se faire, sans nécessité et avec intention, des ennemis en commettant des impolitesses, c’est de la frénésie, tout comme de mettre le feu à sa maison.
Le mépris vient de la tête, la haine vient du cœur et l’un exclut l’autre.
Maudit soit celui qui, dans les futures réimpression de mes ouvrages, y aura changé sciemment quoi que ce soit, une phrase, ou seulement un mot, une syllabe, une lettre, un signe de ponctuation !
(Passim)

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ImageL’État n'est que la muselière dont le but est de rendre inoffensive la bête carnassière, l'homme, et de faire en sorte qu'il ait l'aspect d'un herbivore...



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