Vue du profil - Tocqueville-Alexis

Dmo +1 : page standard
Avatar de l’utilisateur
Philosophe-historien
Nom d’utilisateur:
Tocqueville-Alexis
Localisation:
Paris (France)
Dates:
1805-1869
Sexe:
Homme
Oeuvres:
Citations:
Image



Topic : Esprit des lois

" Montesquieu, en donnant au despotisme une force qui lui fût propre, lui a fait, je pense, un honneur qu'il ne méritait pas. Le despotisme, à lui tout seul, ne peut rien maintenir de durable. Quand on y regarde de près, on aperçoit que ce qui a fait longtemps prospérer les gouvernements absolus, c'est la religion et non la crainte. On ne rencontrera jamais, quoi qu'on fasse, de véritable puissance parmi les hommes, que dans le concours libre des volontés. Or il n'y a au monde que le patriotisme, ou la religion, qui puisse faire marcher pendant longtemps vers un même but l'universalité des citoyens..." p. 162
( De la démocratie en Amérique - Ch. V ) Vol. 1
GF Flammarion ISBN : 2 08 070353 6

Topic : Ancien-Monde

" J'ai déjà dit que ce qui inquiétait et irritait avec raison le plus les indigènes était de nous voir prendre et cultiver les terres. Cela n'irrite pas seulement ceux qu'on dépossède, mais le pays tout entier. Les Arabes sont accoutumés depuis trois siècles à être gouvernés par des étrangers. Tant que nous ne nous emparons que du gouvernement, ils sont assez disposés à nous laisser faire ; mais du moment où derrière le soldat paraît le laboureur, ils jugent qu'il ne s'agit plus seulement de les conquérir mais de les déposséder ; la querelle n'est plus de gouvernement à gouvernement, mais de race à race.
Il est donc probable que la province de Bône, maintenant si tranquille, s'agiterait le jour où la charrue d'un Européen ouvrirait le sol..."
( Travail sur l'Algérie - ch.II 1841 )

Un mot abstrait est comme une boîte à double fond: on y met les idées que l'on désire, et on les en retire sans que personne le voie.
Pourvu que le législateur se charge lui-même d'enlever aux hommes leur indépendance, ils sont à peu près contents.
Les peuples démocratiques haïssent souvent les dépositaires du pouvoir central; mais ils aiment toujours ce pouvoir lui-même.
Les grandes révolutions qui réussissent, faisant disparaître les causes qui les avaient produites, deviennent ainsi incompréhensibles par leurs succès mêmes.
Les Américains ne sont arrivés que d'hier sur le sol qu'ils habitent, et ils y ont déjà bouleversé tout l'ordre de la nature à leur profit.
Le plus redoutable de tous les maux qui menacent l'avenir des États-Unis naît de la présence des Noirs sur leur sol.
La culture de la terre promet à ses efforts des résultats presque certains, mais lents. On ne s'y enrichit que peu à peu avec peine. L'agriculture ne convient qu'à des riches qui ont déjà un grand superflu, ou à des pauvres qui ne demandent qu'à vivre.
L'on ne me fera point croire qu'un gouvernement libéral, énergique et sage, puisse jamais sortir des suffrages d'un peuple de serviteurs.
L'individualisme est une expression récente qu'une idée nouvelle a fait naître. Nos pères ne connaissaient que l'égoïsme.
L'homme suivant Buffon et Flourens, est donc d'une seule espèce et les variétés humaines sont produites par trois causes secondaires et extérieures: le climat, la nourriture et la manière de vivre.
Il y a aujourd'hui sur la terre deux grands peuples qui, partis de points différents, semblent s'avancer vers le même but: ce sont les Russes et les Anglo-Américains.
Il faut une science politique nouvelle à un monde tout nouveau.
Il existe une loi générale qui a été faite ou du moins adoptée, non pas seulement par la majorité de tel ou tel peuple, mais par la majorité de tous les hommes. Cette loi, c'est la justice. La justice forme donc la borne du droit de chaque peuple.
Chez les peuples démocratiques, ce sont les simples soldats qui restent les plus citoyens; c'est sur eux que les habitudes nationales gardent le plus de prise et l'opinion publique le plus de pouvoir.
Ce qui met en danger la société, ce n'est pas la grande corruption de quelques-uns, c'est le relâchement de tous. Aux yeux du législateur, la prostitution est bien moins à redouter que la galanterie.
C'est pour unir les avantages divers qui résultent de la grandeur et de la petitesse des nations que le système fédératif a été créé.
Admirable position du nouveau monde, qui fait que l'homme n'y a encore d'ennemis que lui-même! Pour être heureux et libre, il lui suffit de le vouloir.
Les hommes ne sauraient jouir de la liberté politique sans l’acheter par quelques sacrifices, et ils ne s’en emparent jamais qu’avec beaucoup d’efforts.
Cette même égalité qui rend l'individu indépendant de chacun de ses concitoyens en particulier le livre isolé et sans défense à l'action du plus grand nombre.
Dans les démocraties, chaque génération est un peuple nouveau.
Les despotes eux-mêmes ne nient pas que la liberté ne soit excellente ; seulement ils ne la veulent que pour eux-mêmes, et ils soutiennent que tous les autres en sont indignes tout à fait.
L'esclave est un serviteur qui ne discute point et se soumet à tout sans murmure. Quelquefois il assassine son maître mais il ne lui résiste jamais.
La liberté n’existe pas sans morale, ni la morale sans foi.
Pourquoi la règle qui est applicable à un homme ne le serait-elle pas également à tous les autres ?
Ce que le vulgaire appelle du temps perdu est bien souvent du temps gagné.
Le plus grand soin d’un bon gouvernement devrait être d’habituer peu à peu les peuples à se passer de lui.
Le moment le plus dangereux pour un mauvais gouvernement est d'ordinaire celui où il commence à se réformer.
Les grands hommes se passionnent pour les petites choses, quand les grandes viennent à leur manquer.
Quelle triste chose que sur toute la terre les gouvernements soient toujours précisément aussi coquins que les mœurs de leurs sujets peuvent leur permettre de l'être.
Les Français veulent l'égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l'esclavage.
Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
Qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle-même est fait pour servir.
L’histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d’originaux et beaucoup de copies.
En politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés.
L'individualisme est un sentiment réfléchi qui dispose chaque citoyen à s'isoler de la masse de ses semblables de telle sorte que, après s'être créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même...

Il y a en effet une passion mâle et légitime pour l’égalité qui excite les hommes à vouloir être tous forts et estimés. Cette passion tend à élever les petits au rang des grands ; mais il se rencontre aussi dans le cœur humain un goût dépravé pour l’égalité, qui porte les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à préférer l’égalité dans la servitude à l’inégalité dans la liberté..."
( De la démocratie en Amérique, T. I, première partie, chap. III )

Statistiques de l’utilisateur

Messages:
2 | Rechercher les messages de l’utilisateur
(0.26% de tous les messages / 0.00 messages par jour)
Forum le plus actif:
Sociomachie...
(1 Message / 50.00% des messages de l’utilisateur)
Sujet le plus actif:
Cultures
(1 Message / 50.00% des messages de l’utilisateur)

Signature

Image
Il y a plus de lumière et de sagesse dans beaucoup d’hommes réunis que dans un seul...



Recherche fantomachique :




{ SH_ADV }



cron